Une nuit complète de pluie et il n’en faut pas plus pour réveiller les batraciens chanteurs.
Archive de la catégorie ‘VOYAGES’
BATRACOPHONIE AUSTRALIENNE
Samedi 10 décembre 2011JARDINIER VERT et OISEAU-CHAT
Mercredi 23 novembre 2011Une famille d’oiseaux particuliers habite l’Australie. Les oiseaux jardiniers appelés aussi oiseaux à berceaux. Parmi eux une espèce ce particularise par son appel et ses cris, le Jardinier vert (Ailuroedus crassirostris). Nous l’entendrons en de nombreux endroits de la RainForest australienne, aucun problème pour le reconnaitre.En second plan une Brève versicolore (Pitta versicolor), magnifique oiseau du sous-bois.
LE GRAND REVEILLEUR
Samedi 19 novembre 2011Quel bonheur, je le répète quel bonheur d’entendre au lever du jour en Australie le chant du Grand réveilleur (Strepera graculina). Il est tout juste un peu plus de quatre heure du matin, la nuit est encore bien présente et seul quelques lampadaires éclairent le fond de la ville de Noos sur la côte Est de l’Australie. La parabole pointée vers l’oiseau invisible, je déguste cette flûte animale. Il chantera ainsi plus de vingt minutes, bientôt relayé et couvert par les autres oiseaux, pour la beauté des notes je vous laisse juger.
Premiers chants de Sibérie
Samedi 25 juin 2011Il y a du monde en Sibérie pour observer les oiseaux.
En trois semaines nous observerons 204 espèces dont
Le Rossignol de Sibérie (Luscinia calliope)
Le Pouillot brun (Phylloscopus fuscatus)
Le Bruant à calotte blanche et la Corneille noire orientale
Mais aussi quelques indéterminés comme cette Rousserolle qui devrait être une Rousserolle des buissons (Acrocephalus dumetorum), mais que je ne reconnait pas du tout d’un point de vue sonore comme telle, un mystère à éclaircir.
Quelques images du parc d’Andasibé, Madagascar
Samedi 4 décembre 2010
Diversité de la faune et de la flore du parc national d'Andasibé fin novembre 2010.
15 images
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Voici quelques photos faites dans le Parc national d’Andasibé. Durant cinq jours, j’ai pu admirer l’incroyable flore d’une forêt tropicale humide et sa faune souvent discrète mais heureusement bruyante.
Quelques photos sont de qualité médiocre Atelornis et Ispidina mais ces oiseaux sont si difficile à voir que celà est un plaisir de vous en montrer une esquisse.
INDRI, une voix dans la forêt
Mardi 30 novembre 2010Depuis deux semaines pas d’articles sur le blog naturOphonia. Un voyage à Madagascar, sur l’île aux lémuriens en est la cause.
Voici donc à peine descendu de l’avion un petit échantillon de la superbe collecte sonore effectuée sur la grande île. Le point fort la rencontre avec les Indris dans le parc d’Andasibé à l’Est d’Antananarivo. Une forêt tropicale de colline et montagne préservée (pour combien de temps?) de l’exploitation du bois et de l’agriculture. Un grand nombre de familles et couples d’Indri chantent régulièrement pour marquer leur territoire le matin à quatre ou cinq reprises, les appels retentissent pendant plusieurs minutes. Les ambiances de ces forêts sont certainement parmi les plus belles audibles sur notre planète.
Un cousin d’Amérique
Mercredi 25 août 2010Le Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) est bien connu de nos jardins et bosquets, bois et forêts, tous les endroits ou le sol est couvert de buissons denses . Il se faufile comme une souris apparaissant parfois pour lancer sa puissante ritournelle. Saviez vous qu’il a fait une longue migration dans le temps en passant par le détroit de Behring pour venir conquérir une grande partie de l’Asie, de l’Europe et de l’Afrique du nord. Aujourd’hui donc une seule espèce (divisée en une multitude de sous-espèces) habite notre pays. Alors que sur le continent américain plus de 50 espèces de Troglodytes existent, dont le fameux Troglodyte mignon. J’ai pu l’enregistrer plusieurs fois au Québec et voici donc à l’écoute les différences, l’américain étant plus fluté et agréable que l’européen puissant et agressif.
Deux exemples européens:
01 juin 2007, Parc de Bielowieza Pologne
23 avril 2006, bois de Vincennes Paris, France
Deux exemples du Québec:
05 juin 2008, Lac Monroe, Québec, Canada
20 juin 2010, Parc de Gaspésie, Québec, Canada
65 000 couples de Fous
Vendredi 25 juin 2010Ile de Bonaventure près de Rocher-percé au sud-est de la Gaspésie au Québec.
La SEPAQ www.parcsquebec.com gère la plus grande colonie de Fou de Bassan (Sula bassana) du monde (estimation 65 000 couples) avec un accès au public exceptionnel dans le plus grand respect des oiseaux. Un bateau vous dépose sur l’île de 9h00 à 17h00 et ensuite après une marche sur un sentier à l’ombre des sapins et de la forêt vous accédez à cet endroit magique. Le spectacle, visuel, sonore et odorant y est fabuleux. Les oiseaux sans la moindre crainte sont à portée de main et donc de microphone.
Ici une simple prise de son stéréophonique, mais ce jour là bien sûr j’ai enregistré sur quatre microphones.
Collecte en Gaspésie
Dimanche 6 juin 2010Durant le mois de juin (du 07 au 23 ) pas de nouveaux articles sur le blog naturophonia, en compagnie de deux amis audionaturalistes nous allons parcourir les plus beaux sites de la région de Gaspésie au Québec, pour écouter et enregistrer les ambiances et animaux de cette belle province forestière du Canada. C’est mon deuxième séjour chez nos amis québécois et je vous remet l’article paru en 2008 sur le premier séjour qui m’a fait parcourir 6 parcs nationaux dans la même période de juin, le séjour de cette année a pour but de compléter cette magnifique tournée des parcs nationaux du Québec, dans l’espoir d’éditer rapidement un merveilleux témoignage dans la collection »soundscape ».
Collecte sonore au Québec du 03 au 19 juin 2008
Je découvre dans l’optique de compléter et de diversifier les collections sonores de Naturophonia, le continent nord-américain du 03 au 19 juin durant un séjour au Québec, parfois appelé la Nouvelle France. L’organisation interne des parcs nationaux à la nature strictement protégée vous accueillent dans des campings spacieux avec table en bois, ils sont des points de départs parfait pour la moindre randonnée et recherche.
Je commence par le Mont Tremblant à l’Ouest de Montréal, le plus vieux parc du Québec, afin de me familiariser avec la nouvelle faune sonore qui m’attend. Les premiers furent les moustiques et surtout les mouches noires innombrables. Ne dit on pas qu’au Mont Tremblant, il y a deux saisons, l’hiver et celle des mouches, c’est pour vous dire. Équipement de protection indispensable.
La signature sonore du lieu est donnée par le Bruant à gorge blanche , à la petite phrase pure et claire.
Je découvre plusieurs grives (ici la solitaire) aux chants un peu éraillés par rapport aux chants flûtés de nos espèces mais toujours d’une étrange mélodie.
Les premières parulines (ici une Paruline bleue), petits oiseaux d’une famille strictement américaine apparaissent resplendissantes et souvent de couleurs vives, les chants, permettent de les différencier, par contre ils ne sont pas à la hauteur de la beauté de leurs plumages.
Plusieurs sentiers nature parcourent le parc du mont Tremblant, contournant des petits lacs, lieux incroyablement animés le soir par les batraciens. Grenouilles vertes, Crapaud d’Amérique, Rainettes versicolores et surtout les Rainettes crucifères qui vous transportent dans une ambiance tropicale ponctuée par les lucioles qui volent entre les arbres
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Je vais parcourir 6 parcs différents, Le mont Tremblant donc en arrivant, celui de Frontenac possédant une superbe tourbière, parfaitement aménagée sur 3 km pour découvrir orchidés et plantes dites carnivores. Ensuite découverte du parc des Grands jardins à 700 mètres d’altitude avec une superbe forêt boréale et la découverte d’un Porc-epic perché. Après trois jours à parcourir la taiga, je découvre la baie et le parc de Saguenay bordant le saint-laurent. La température est à nouveau clémente et j’entends même ma première Sauterelle du voyage. Encore beaucoup d’oiseaux dont la Grive fauve, toujours camouflée dans le sous-bois.
Retour vers Montréal pour découvrir le parc de Oka à 40 km du centre ville. Une superbe zone humide me permet d’enregistrer de nouveaux oiseaux et batraciens dont le fameux ouaouaron (Rana castabeana) et de voir le soir l’activité intense des castors. Le dernier parc visité sera celui du Mont Orford à 150 km de Montréal et là encore, forêts, étangs, marais et petites montagnes ce côtoient pour le plus grand plaisir de la vue et de l’écoute. Découverte d’un Grosbec à poitrine rose et de son chant fluté et mélodieux
L’accueil des québécois, la qualité des infrastructures et la beauté de la nature me tente vraiment pour 2009, avec cette fois ci une poussée vers le grand parc de Gaspésie ,
…. et bien voila chose pensée, chose bientôt réalisée mais en 2010.
Une heure quatorze de rêve
Lundi 22 mars 2010
Il y a bien longtemps que je n’ai découvert dans mes collectes sonores un tel moment de plaisir.
04 mars 2010 à 21 km au sud du lodge d’Olifants dans le Kruger national park, je pose vers 6h30 mes micros sous un arbre repéré la veille et je laisse faire dame nature.
Deux heures plus tard le matériel est récupéré et ce n’est que maintenant, quinze jours plus tard en studio que je découvre le résultat. A peine un souffle de vent en une heure vingt d’enregistrement, juste le passage durant trois minutes d’une voiture. Pas un avion dans le ciel de mon studio et surtout un enchainement incroyable de cris, de chants, d’envols et de silences.
Trop heureux de découvrir ce miracle je peux en faire une séquence de une heure quatorze minutes, le temps complet d’un CD, qui peut-être verra le jour. En attendant voici deux extraits comme je les aient découvert.
L’autre miracle est que cette ambiance est enregistrée avec 5 microphones, 3 en avant et deux en arrière, mais la découverte sur 5 HP est pour plus tard.










